Introduction

ooOo, y a quelqu'un ? Ici l'auteur !


Je vous présente mon recueil de nouvelles, des nouvelles que j'ai écrites au long de l'année, au fil de mes idées, de ce que j'ai pu vivre ou imaginer..

Je vous souhaite une bonne lecture, au long de ce blog qui leurs sont consacrées.

Merci de ne pas me prendre les textes, c'est la moindre des choses. Je ne les ai pas écris pour qu'on me les prenne.

J'attends vos critiques, vos impressions, vos conseils.. Je suis ouverte à tout, du moment que vos remarques sont fondées.

Je ne prétends pas être une très grande auteur, j'écris juste, comme ça. Je ne demande pas spécialement des tas de comms par nouvelles, juste vos impressions sincères. Si vous n'aimez pas, n'ayez pas peur de le dire, si vous aimez aussi.

Pour la pub, c'est UNIQUEMENT sur cet intro.

Voilà l'adresse de mes autres blogs (oui je sais j'en ai bcp ! ^^ :



Voilà. Bonne lecture !



SOMMAIRE


chapitre 1: Amour d'un jour, amour toujours.

chapitre 2 : Hymne à la vie

chapitre 3 : Quand le hasard s'en mêle

Chapitre 4 : Rencontre éphémère

Chapitre 5 : J'aime une fille

Chapitre 6: Nouvelle vie, mais pour quoi faire ?

Chapitre 7 : rêve ou réalité ?

Chapitre 8 : Mon corps, mon amour

Chapitre 9 : Rêve brisé

Chapitre 10 : Douce soirée d'été

Chaptire 11 : En quête d'amour

# Posté le mercredi 23 juillet 2008 09:30

Modifié le jeudi 27 août 2009 07:40

chapitre 1 : Amour d'un jour, amour toujours

chapitre 1 : Amour d'un jour, amour toujours
Comme tous les étés, me revoilà à passer mes vacances dans la maison secondaire de mes grands-parents, près de la mer. Une bonne occasion pour moi de me ressourcer, de faire de nouvelles connaissances.
Les matins, j'aime les passer sur la plage, à fredonner mes chansons au son d'une guitare. La musique fait partie de moi, je ne peux pas vivre sans. Il n'existe que cet endroit pour me procurer autant d'émotions, d'inspiration.

C'est d'ailleurs à cet endroit que je t'ai rencontré, toi l'homme mystérieux du week-end. Tu étais-là, assis pas très loin de moi, livre à la main. Tu écoutais mes mélodies, sans rien dire.
Une semaine m'aura suffit pour t'approcher et te parler. Toi le bel homme, grand et mince, discret et timide. Tu me parlais de tout de rien, je t'écoutais, comme une gamine à qui on raconte des contes enfantins. Tu aurais pu me dire n'importe quoi je t'aurais cru.

Je m'inquiétais de voir notre relation rester ainsi amicale. J'en voulais plus, je te voulais toi, rien qu'à moi. J'étais follement amoureuse, comme jamais encore je ne l'avais été. Alors je t'ai composé une mélodie, en espérant de tout mon c½ur qu'elle aurait le même effet qu'une des flèches de Cupidon. Tu semblais si distant, si réticent. J'avais peur. Et puis finalement, tu m'as acceptée.
Nous passions nuit et jour ensemble. Nous profitions de ce fabuleux été, ensoleillé, chaud, idéal pour deux nouveaux tourtereaux comme nous. Je te racontais ma vie, tu m'écoutais passionnément. Peut-être t'ai-je embêté avec toutes mes histoires sans importances ? Tu paraissais si sensible à mon amour, je ressentais le tien qui débordait. Tu ne me parlais jamais de toi, je ne savais rien de ta vie. Je m'en foutais, du moment que j'étais avec toi.

Les dernières semaines, tu étais souvent absent. Tu prétextais des rendez-vous professionnels, mais tu ne revenais que tard dans la nuit. Un matin, alors que tu dormais, j'ai par curiosité jeté un coup d'½il sur tes messages. Ils venaient tous d'une même personne, une femme du nom de Sarah. Qui étais-ce ? Ta femme ? Elle te donnait rendez-vous ces jours, aux heures où tu étais censé être en entretiens professionnels. Pourquoi me mentais-tu ? Avais –tu peur que je te quitte ? Ne savais-tu pas encore que mon amour pour toi dépassait l'entendement ? Etre ta maîtresse m'aurait amplement suffit, du moment que tu continuais à m'offrir ton sourire, ton c½ur.

Je t'aimais, mais tu es parti. Tu es rentré chez toi. Au fond de moi je l'ai toujours su, mais je n'y pensais pas. Devant toi, à l'aéroport, mes larmes n'ont cessé de couler sur mes joues inondées. Ces derniers regards, ces derniers moments. Jamais je ne t'oublierais.
Seulement, j'aurais aimé savoir qui était cette femme que tu as prise dans tes bras avant de partir ? Qui était cette femme qui est partie avec toi ? Etait-ce Sarah ? Menais-tu une double vie ? Etais-tu marié ?
Ce jour-là, je t'en ai voulu de ne pas m'avoir parlé de toi, de ne m'avoir rien dit, de ne pas m'avoir fait assez confiance, de ne pas m'avoir parler d'elle.

Depuis, je n'ai plus jamais eu de nouvelles. Je garde seulement en moi ces doux souvenirs et ces moments précieux passés en ta compagnie. Je t'aimerais toujours, quoi qu'il puisse arriver.

Je suis revenue, un an après sur cette même plage où nous nous sommes rencontrés. J'ai longuement hésité avant de revenir. Il m'a fallu un an pour t'enlever de mes pensées. Bien sûr mon amour pour toi ne cessera d'exister et il ne s'éteindra jamais. Il me reste ces questions sans réponses. Les aurais-je un jour ?
S'il y a un seul point « positif », c'est l'inspiration que cette histoire éphémère m'a donnée. Depuis un an, mes chansons ne parlent plus que d'amour perdu ou d'amour tout court. Je nous imagine ensemble. Je nous imagine mariés, parents. Je le chante. Ma guitare enveloppe mes paroles de notes mélodieuses. J'ai envie de chanter au monde entier mon amour pour toi. J'aimerais que tu m'entendes, que tu l'entendes.
Mais qui est cette femme qui est là, près de moi ? Son visage, trempé de larmes m'est familier. Ne serait-ce pas elle ? Celle qui est partie avec toi ? Oui c'est bien elle. Elle s'agenouille près de moi. Elle me tend une lettre. Ses yeux me font peur. Je prends la lettre en tremblant. Je reconnais immédiatement ton écriture. Il t'a donc fallu tout ce temps ? Pourquoi n'es-tu pas venu toi-même ? Que me caches-tu ?


« Camille.

Tu m'as donné ton c½ur, ton amour, ta sincérité et ta joie de vivre. Je ne pourrais jamais assez t'en remercier. Tu m'as redonné espoir, tu m'as redonné envie de vivre. Merci.
Je m'excuse de ne pas t'avoir aimer autant que tu m'aimais. J'aurais du t'en parler, dès le début, ne pas te donner de faux espoirs, mais je n'ai pas été assez fort. Je savais que je ne saurais pas te rendre heureuse comme il le fallait. J'ai essayé de te parler, mais devant tes sourires, j'en ai été incapable.
Pardonne-moi mon amour de ne pas t'avoir dit la vérité dès le premier jour. Pardonne-moi de t'avoir menti. Pardonne-moi de t'avoir fait croire n'importe quoi.
Comment te le dire sans te blesser ? Je sais que ça te fendra le c½ur, mais je ne peux plus continuer à te mentir, je n'ai plus assez de temps, tu dois savoir avant qu'il ne soit trop tard.
Je vais mourir, j'ai un cancer. Ces vacances d'été étaient pour moi les dernières, il ne me reste plus que quelques jours à vivre.
Ma s½ur, Sarah, a bien voulu faire le déplacement jusqu'ici pour te remettre cette lettre. Je voulais que tu la reçoives en main propre, mais je n'ai pas pu me déplacer.
Ne pleures pas. Ne me regrettes pas. Tu m'as apporté beaucoup plus que ce que j'aurais pu espérer. Ma vie se termine mais peu m'importe. J'ai connu l'amour, j'ai connu le bonheur, tout ça grâce à toi, tu peux en être fière.

Je t'attendrais là-haut.

Adieu

Aaron
»


x-nouvelles-by-me-x3©

# Posté le mercredi 23 juillet 2008 09:34

Modifié le vendredi 06 février 2009 15:43

chapitre 2 : Hymne à la vie

chapitre 2 : Hymne à la vie
On dit qu'à vingt ans, on a toute la vie devant soi.. Certains ne l'ont déjà plus et moi j'ai tout perdu.

Mes paupières s'ouvrent lentement. Je ne distingue pas les personnes autour de moi, tout est flou. Où suis-je ? Que s'est-il passé ? Une personne s'approche de moi, me prend la main. Je fais un effort pour mieux la voir. C'est ma mère, elle a les larmes aux yeux, un petit sourire discret dissimulé au coin de ses lèvres. Je suis allongée sur un lit d'hôpital. Ma tante est là, elle aussi. Cependant je devine qu'il y a quelque chose qui cloche, tout cela n'est pas normal, je le lis dans leurs yeux.. Qu'y a-t-il ? Que cherchez-vous à me faire comprendre ? Je me retourne. Où est Julien ? Où est Julien ! Je peine à sortir ces quelques syllabes de ma bouche : « Ju..lien ».
Pourquoi t'es-tu soudain mise à pleurer maman ? Pourquoi ce regard fuyant, tata ? Comme si tu voulais me dire que... qu'il... non. Non. Impossible, pas lui... pas lui ! NON !!! NON !!! J'ai mal, si mal. On vient de m'arracher le c½ur, je veux crier, je n'y arrive pas, je n'ai plus la force. Non... Comment est-ce possible ? Je me souviens que nous devions aller en boite avec Lucie et.. Dîtes-moi qu'elle va bien, dîtes-moi qu'elle est en vie ! « Lu...cie ! Lucie !! ». Maman s'écroule en larmes, Tata n'ose même plus me regarder. S'il y avait un Dieu sur cette Terre, pourquoi ne les a-t-il pas sauvés ? Ils ne méritaient pas ça, je ne méritais pas plus qu'eux de vivre. C'est injuste.


J'ai vingt ans, j'ai tout perdu : mon père, il y a deux ans, mon fiancé, ma s½ur, mon boulot, mon appartement. La mémoire m'est revenue. Nous sortions de boite, comme je n'avais pas bu, j'ai conduis. Seulement, il y en a qui n'ont pas cette présence d'esprit et ivres, ils prennent le volant sans prendre conscience qu'ils risquent de foutre en l'air la vie d'autrui. Pourquoi ai-je été la seule à m'en sortir indemne ? Pourquoi moi ? J'aurais préféré mourir avec eux pour ne pas avoir à supporter ça. C'est trop dur. La vie sans eux n'a plus d'intérêts. Elle est fade, inutile, elle ne vaut pas d'être vécue quand les gens auxquels vous tenez plus que tout au monde vous ont quittés. Pourquoi faut-il attendre de perdre un être proche pour se rendre compte à quel point il était précieux ? Si on pouvait revenir en arrière, comme sur un magnétoscope, profiter une dernière fois de ces personnes, leur dire combien on les aime... La vie ne tient qu'à un fil, je suis sur le point de le rompre.

J'ai vingt ans, toute la vie qui m'attends, mais je n'en veux plus. Elle n'a plus d'importance à mes yeux, je n'ai plus aucune raison de vivre sur cette Terre qui m'a tout pris. Navrée pour les quelques personnes qui tiennent encore à moi, la vie est injuste, je n'ai plus le courage d'affronter le monde toute seule. La pluie inonde mon visage, mes vêtements, mes cheveux dégoulinent, j'avance tranquillement le long de la plage. Un vent violent fait claquer les vagues contre les rochers, la mer est hostile. J'ai froid. Je retire quelques vêtements et m'enfonce dans cette eau glacée. Je n'ai pas peur, je sais qu'ils m'attendent là-haut. Mon dernier regard se pose sur cette plage, sur les arbres au loin... Mon amour, me voilà...
Suis-je morte ? Je me sens bercée, je n'ai plus rien autour de moi, tout a disparu, même ce dernier arbre, dernier regard sur cette Terre. Tout est sombre, sauf là-bas. Une étrange lumière brille. Dois-je la suivre ? Est-ce le chemin du paradis ? Elle s'intensifie et approche de moi. Elle m'éblouit, je me sens envahie de cette lumière, forte, pure. Ca y est le paradis s'ouvre à moi, c'est la dernière étape, c'est la fin.


J'ai vingt ans, et je suis toujours en vie. J'ai une fois de plus échapper à la mort, elle ne veut pas de moi. Cette lumière qui m'éblouissait n'était que la lumière de ma chambre d'hôpital. J'ai voulu m'ôter la vie, sans me rendre compte du mal que j'ai pu provoquer. Maman est seule à mon chevet. Elle a failli perdre le seul enfant qui lui reste, la seule personne qui la raccroche à papa. J'accusais les inconscients au volant, je ne vaux pas mieux. Un peu plus et j'emportais avec moi quelqu'un qui n'a rien demandé, un petit innocent. J'ai peut-être trouvé pourquoi Dieu m'a laissé en vie, j'ai sûrement trouvé ma seule raison de vivre dans ce monde, il était là, sans que je le sache : Aaron, mon fils, notre fils. J'aurais aimé l'appeler Moïse, qui signifie « sauvé des eaux », ou lui donner le nom de l'homme qui m'a sauvé, mais je sais que Aaron est le prénom que Julien aurait choisit pour son fils.

Je sais maintenant pour qui je vais vivre. Je n'ai que lui au monde, avec ma mère. Je vivrai pour le rendre heureux, pour lui dire combien la vie est précieuse, qu'il ne faut pas la gâcher bêtement, lui dire combien il est important de profiter de chaque instant qui nous est offert, de chaque personnes que nous rencontrons. Je lui dirais de ne pas oublier de montrer aux gens qu'il aime, combien il tient à eux, de ne pas oublier que la vie vaut d'être vécue, à n'importe quel prix, qu'il y a des imbéciles et des égoïstes parmi nous, mais qu'il existe aussi des êtres généreux et bons. Comme cet homme qui m'a sauvé d'une mort certaine, je lui dois tout. Je n'ai gardé de lui qu'un vague souvenir de son visage et encore, je serais incapable de le reconnaître. Je ne pourrais jamais assez le remercier de m'avoir redonné la vie, de m'avoir permis de connaître mon fils... Merci....


J'ai vingt-trois ans, toute ma vie devant moi, je ne suis plus seule :

J'ai un boulot,
...........Une maison,
.........................Une maman,
.....................................Un petit garçon que j'aime à la folie,
..................................................................Et un mari, Aurélien,
......................................................................................... A qui je dois la vie...


x-nouvelles-by-me-x3©

# Posté le mercredi 23 juillet 2008 09:48

Modifié le vendredi 06 février 2009 15:42

chapitre 3 : Quand le hasard s'en mêle...

chapitre 3 : Quand le hasard s'en mêle...
Les enfants jouent tranquillement dans le jardin. Maud court joyeusement après un papillon, Adam s'amuse avec un ballon. Leur mère les surveille, sourire aux lèvres. Ses cheveux roux, bouclés volent au vent, cachant des yeux verts, attentifs aux moindres gestes des enfants. Une main se pose sur ses hanches, l'odeur d'un homme envahit la pièce. Lily pose sa tête sur les épaule de son mari : Paul.
- Ca t'inquiète ? C'est ça ? Lui demande-t-il.
- C'est la première fois qu'on les laisse seuls avec quelqu'un pendant aussi longtemps. En plus on le connaît à peine et..
- Eh ! Du calme ! Ca va aller.. Lui dit-il pour la rassurer.
- Et s'il leur arrivait quelque chose ?
- Il ne leur arrivera rien. Tes parents passeront chaque soir. On en a déjà parlé. On ne peut pas annuler notre voyage de noces pour ça.
- Ca, comme tu dis ce sont quand même tes gosses !

Lily était angoissée. Abandonner ses enfants à un parfait inconnu ne la rassurait pas. Ils avaient engagés un jeune garçon de 17 ans qui cherchait un boulot sur Nice avec des enfants. Son CV leur avait paru fiable et Paul, qui l'avait rencontré, lui assurait qu'il était digne de confiance. Il devait arriver dans l'après-midi. Lily sortit, laissant Paul, seul avec les enfants.

Le jeune homme arrive devant la grande maison. Il monte les quelques marches et arriva sur le seuil de la porte. Il frappe. Trois heures d'avion et le voici à Nice, ville de son enfance. Voilà bientôt 15 ans qu'il n'y était pas retourné. Envie de retrouver ses racines.
La porte s'ouvre. Il entre. Il découvre un grand hall, coloré, ouvrant sur le salon. La maison est très spacieuse, il est un peu impressionné. Il n'a pas l'habitude d'un tel luxe, lui qui a toujours du se battre pour s'en sortir. Il aurait voulu vivre comme ça, sans soucis d'argent. Mais on ne refait pas le passé...
Paul lui fait la visite. Mat est un peu dépaysé, mais il aime cette maison. Il ne sait pas pourquoi. Ils reviennent dans le salon où ils s'assoient pour prendre un verre et faire plus ample connaissance.

Mat se sent mis à l'épreuve, Paul ne fait que lui poser des questions. Mais il fait face, donne bonne impression.


Lily est rentrée, les hommes ne l'ont pas entendu, ils continuent de parler. Lily se rapproche du salon, elle le voit qui lui fait face. Ses cheveux roux, ébouriffés, lui donnent des frissons.

Mat écoute les conseils et les indications de Paul, sans dire un mot. Cela fait un quart d'heure qu'il lui parle ainsi.
- Et il ne faut pas oublier de les laver chaque soir et... Ah ! Chérie ! Te voilà. Justement, Mat, le baby-sitter vient d'arriver. Mat, voici ma femme, Lily.

Mat se retourne, ses yeux noirs se plongent dans le regard de la jeune femme.


Lily reste figée, incapable du moindre mouvement, de la moindre parole. « Il a ses yeux. » Le c½ur de la jeune femme s'est brusquement éteint.

- Chérie, quelque chose ne va pas ?
- Je...

De grosses larmes commencent à couler sur ses joues. Elle n'arrive pas à les arrêter. C'est plus fort qu'elle. Pourquoi le destin a-t-il voulu que ça lui arrive ? Pourquoi les avait-il réuni de nouveau ?


Mat semble comprendre qu'il est la cause de ces pleurs, sans toutefois comprendre pourquoi. Il tourne la tête, une photo de famille, accrochée au mur.. Mais ce qui l'intrigue, c'est cet arrière plan. Il connaît cet endroit...C'est alors qu'il réagit. Ces yeux verts, ce regard suppliant, il le reconnaît. Il l'a déjà vu, 15 ans auparavant... C'est comme un flash.
Il se revoit dans le parc, petit, pleurant. Sa maman devant lui, le regardant, le suppliant de ne pas lui en vouloir, qu'elle n'a pas d'autre choix, qu'elle le fait pour son bien. Maman a 16 ans, c'est au-dessus de ses forces..
Il se revoit seul, sa maman qui s'éloigne, qui s'éloigne..


Le jeune homme pleure à son tour. Il regarde sa mère, leur regard se croise à nouveau. Il ne lui en veut pas. Comment pourrait-il renier cette mère qu'il recherchait depuis si longtemps ? Et voilà que le hasard les avait réuni. Certains diront que c'est le destin.
Mat prend sa mère dans ses bras, Lily le serre contre elle. Paul et les enfants les regardent.
Une nouvelle vie commence..
Ne dit-on pas que le hasard fait bien les choses ?


x-nouvelles-by-me-x3©

# Posté le mardi 05 août 2008 04:47

Modifié le vendredi 06 février 2009 15:42

Chapitre 4 : Rencontre éphémère

Chapitre 4 : Rencontre éphémère
Cette nouvelle a été écrite suite à un défi lancé par une amie. La nouvelle devait comporter cette citation : "Les montons sont les rêves des nuits blanches."


C'était il y a dix ans maintenant. J'arrivais dans une nouvelle ville, dans un nouveau lycée. On m'avais muté ici, il y avait un poste libre. Je l'ai accepté, sans trop réfléchir.

Dix ans déjà, je redoublais ma term. Pas très joyeux non. A cause de problèmes familiaux je n'avais pas réussi mon bac, j'avais préféré repiqué.

C'était ma première classe, j'appréhendais un peu. Une classe de S. Ils sont arrivés dans la salle, posant leurs affaires, discutant entre eux. Je les ai laissé faire.

Je suis rentrée dans la classe, nous avions un nouveau prof qui venait d'arriver au bahut. La philo, ça n'a jamais été mon truc, je déteste ça, j'ai jamais rien compris. De toute façon, moi je suis une scientifique : maths, s.v.t. et physique-chimie étaient mes matières favorites.

Je l'ai vue qui s'installait bruyamment dans le fond de la salle, à côté d'un de ses camarades.

J'ai commencé à parler un peu à Paul, mon voisin. Le prof m'a regardé, sans rien dire. Il a commencé par se présenter, puis a annoncé le programme de l'année. Il nous a fait passé un petit questionnaire, genre comment vous vous appeler, la profession des parents, les loisirs.. Que des trucs sans intérêts quoi. Et puis il a commencé son cours, par l'étude d'une citation soit-disant très connue : « Les moutons sont les rêves des nuits blanches ». Que voulez-vous dire là-dessus ? La philosophie est vraiment un art trop abstrait pour une fille comme moi.

Elle ne semblait pas du tout intéressée. Elle ne faisait que parler avec son voisin. Je décidai de tenter quelque chose :

«- Aymi, veux-tu ajouter quelque chose sur cette citation ?
- Non.
- Fais un effort, tu dois au moins trouver quelque chose à dire !
- Ca sert à rien, moi les phrases comme ça, ça me dépasse. Je comprends rien. Par exemple, vous pourriez me dire comment c'est possible de rêver de moutons alors qu'on fait une nuit blanche ? Dans une nuit blanche, par définition, on ne dort pas !
- Bien, intéressant comme point de vue. Quelqu'un voudrait-il continuer le propos entamé par votre camarade ? Si.. »

Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase, le jingle signifiant la fin des cours se fit entendre et tout le monde rangea ses affaires.

Il était jeune.


Elle était belle.

Il était grand.

Elle était brune au regard d'acier.

Il me regardait avec un regard que personne auparavant n'avait porté sur moi.
L'année a passé, nous nous sommes rapprochés. Contre toute attente, il m'a fait aimer la philo. Grâce à lui, j'ai vécu des moments formidables.


** ** ** ** ** ** ** ** ** ** ** ** ** ** ** ** ** ** ** ** ** ** ** ** ** ** ** ** ** ** ** ** **

Dix ans ont passés. Nous nous sommes perdus de vue. Notre histoire aura duré deux ans. Deux ans de bonheur, deux ans d'amour fou. Cependant, elle a du partir à l'étranger, notre coupe ne l'a pas supporté.

Huit ans que je ne l'ai plus vu.

Dans ma boite aux lettres, une enveloppe étrange. Je l'ouvre. A l'intérieur, une adresse et quelques mots :
« Les moutons sont les rêves des nuits blanches. »


x-nouvelles-by-me-x3©

# Posté le vendredi 29 août 2008 07:07

Modifié le vendredi 06 février 2009 15:42